Le point sur la drogue et l’alcool au volant

Don't drink and drive

L'association drogues + alcool est liée à un risque très élevé d'accidents de la route

On estime que 28 000 personnes sont tuées chaque année sur les routes européennes et que 1.34 millions de personnes sont blessées. Nombre des accidents et des décès sont occasionnés par des conducteurs dont les performances sont diminuées par une substance psychoactive. Si l'alcool demeure la substance qui met le plus de vies en danger sur les routes d'Europe, les drogues et les médicaments au volant représentent aussi un défi de taille pour le législateur, en particulier lorsqu'ils sont associés à l'alcool. 

Extrait du communiqué de presse de l'EMCDDA

L'alcool doit rester l'objectif prioritaire des mesures de prévention, surtout lorsqu'il est consommé en grande quantité, révèle l'observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA). Cependant, l'agence demande à ce que l'on cible davantage le problème posé par l'association drogues et alcool chez les conducteurs, étant donné que cette association est liée à un risque très élevé d'accidents de la route.

"Statistiquement, l'utilisation d'amphétamines, de cannabis, de benzodiazépines, d'héroïne ou de cocaïne implique un risque accru de causer ou d'être impliqué dans un accident. De plus, dans un grand nombre de cas, ce risque est encore augmenté si la drogue est associé à une autre substance psychoactive, telle que l'alcool."

Le rapport révèle par ailleurs que le cannabis (THC) est la drogue illicite la plus fréquemment détectée parmi les conducteurs (suivi par la cocaïne et les amphétamines), tandis que les benzodiazépines sont les médicaments les plus utilisés. Il existe des différences importantes selon les pays, l'Europe du sud étant davantage concernée par l'alcool et les drogues illicites, et l'Europe du Nord par les médicaments.

Parmi les autres enseignements du rapport de l'observatoire, la prévalence et les effets des substances sur la performance au volant occupent une place importante. Le rapport indique notamment que: "L'usage chronique des drogues illicites va de pair avec une déficience cognitive et/ou psychomotrice susceptible de diminuer la performance au volant y compris  lorsque le sujet n'est plus intoxiqué". De plus, la variété des drogues et des médicaments disponibles aujourd'hui et leur utilisation par les conducteurs est l'une des préoccupations soulevées dans le rapport. 

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) est l’une des agences décentralisées de l’Union européenne (UE). Sa vocation est de fournir à l’UE et aux États membres une vue d’ensemble factuelle du phénomène de la drogue en Europe et une base d’informations probantes propres à alimenter le débat sur ce sujet. L’Observatoire apporte aujourd’hui aux décideurs politiques les données dont ils ont besoin pour élaborer des lois et stratégies éclairées, et il aide les professionnels et acteurs de terrain à cibler les meilleures pratiques et les nouveaux domaines de recherche.