45ème session de l’assemblée générale de l’OEA

"Le présent et l'avenir de l'Organisation des États Américains"

La 45ème Assemblée générale de l'OEA s'est déroulée les 14 et 15 Juin dernier à Washington, en présence des délégations des Etats membres, ministres des affaries étrangères ou des hauts fonctionnaires.

L'Assemblée était la première du mandat du Secrétaire général, Luis Almagro, qui commence une nouvelle ère après les dix années passées sous la direction de José Miguel Insulza. Le thème central de l'Assemblée, proposé par la Mission de l'Uruguay auprès de l'OEA, était: "Le présent et l'avenir de l'OEA", un thème qui reflétait l'étape historique de changement qui imprègne l'ensemble de l'organisation.

Dans son discours d'ouverture, le nouveau Secrétaire général a présenté les priorités de l'OEA et le rôle international qui est le sien en tant que forum politique à l'échelle du continent, avec une participation égale de tous les pays qui le composent, sur la base des principes de la démocratie, des droits humains, de la sécurité et du développement. Il a également souligné l'importance de se concentrer sur les vrais problèmes, comme les inégalités et la pauvreté, la protection des droits humains, la promotion de la démocratie, le développement et le changement climatique.

En ce qui concerne le développement, M. Almagro a souligné:  "Plus d'un milliard de personnes vivent sur le continent américain, soit une personne sur sept dans le monde. Plus d'un quart du PIB mondial est produit par le continent. Nous avons des ressources et un potentiel énorme".

Le secrétaire général a également planifié les éléments clés de son mandat, que l'on peut résumer par le slogan: "PLUS DE DROITS POUR PLUS DE GENS", en développant de meilleures opportunités  pour l'ensemble des citoyens du continent, avec un accent particulier sur la sécurité publique, l'école publique, la prévention les conflits sociaux, la promotion d'un système éducatif panaméricain et l'interconnexion entre la région Caraïbes et l'Amérique centrale qui bénéficiera à l'ensemble des états membres.

Lors de sa première journée, l'Assemblée a approuvé le projet "Modernisation et restructuration du Secrétariat général conformément à la Vision stratégique de l'organisation et le renforcement du Système interaméricain", présenté par le Secrétaire général, Luis Almagro. "Nous voulons une OEA qui fonctionne de façon efficace sur deux niveaux d'action, et que cela profite directement à tous les pays membres et à leurs citoyens", a déclaré le Secrétaire général. M. Almagro souhaite instaurer une culture des résultats, dans laquelle tous les collaborateurs, y compris le Secrétaire général, seront évalués en fonction de leurs résultat, pour un meilleur rapport coûts/efficacité.

Un dialogue a été mis en place avec la Banque interaméricaine de développement (BID) afin d'établir des groupes de travail dans plusieurs domaines afin d'éviter les doublons et tirer parti des avantages respectifs. De nouvelles synergies seront créées avec l'Organisation panaméricaine de la santé (PAHO), l'Institut interaméricain de coopération pour l'agriculture (IICA), ainsi que d'autres institutions, tandis que dans le même temps la coopération avec d'autres institutions de niveau international sera renforcée, comme la Banque mondiale. Il existe aussi des domaines de coopération encore inexploités avec l'UNASUR, la CELAC, SICA, CARICOM, MERCOSUR, et d'autres forums régionaux qui seront explorés pour renforcer les actions.

En outre, l'Assemblée a adopté la Convention interaméricaine sur la protection des droits humains des personnes âgées. L'institution s'est ainsi dotée d'un instrument régional juridiquement contraignant qui protège les droits des personnes âgées et favorise une vieillesse active dans tous les domaines.

Il faut enfin souligner l'engagement du nouveau Secrétaire général d'inclure la contribution de la société civile dans le travail de l'OEA. Lors du week-end précédant l'Assemblée, plusieurs réunions ont eu lieu avec des représentants de la société civile, des travailleurs et du secteur privé et les observateurs permanents afin d'explorer ensemble de nouveaux mécanismes de collaboration au bénéfice commun de toutes les parties prenantes.