EMPOWER WOMEN, EMPOWER SOCIETY!

Addictions et violences sexistes vont souvent de pair, ce qui a de graves répercussions sur la santé mentale, physique et émotionnelle des femmes concernées.

La campagne de Dianova vise à mettre l’accent sur cette relation ainsi que sur l’importance de s’appuyer sur l’autonomisation des femmes pour mettre fin à la violence et à la stigmatisation.

Lancée à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, le 26 juin dernier,  la campagne redémarre lors de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 26 novembre, et se poursuivra jusqu’au 10 décembre, Journée internationale des droits humains, en s’attachant tout particulièrement à mettre en lumière la relation entre les violences faites aux femmes et les addictions

Violence et addictions

Durant les dernières décennies, la recherche a montré à quel point l’abus d’alcool et d’autres drogues et les violences de genre sont étroitement liés – des problématiques qui ont un impact croissant sur la santé mentale, physique et émotionnelle des femmes concernées.

Les relations entre ces facteurs relèvent même du cercle vicieux : d’une part l’usage de substances par les femmes est susceptible d’accroître chez elles le risque d’être victimes de violences de la part de leur conjoint, et d’autre part l’usage de substances représente une stratégie pour faire face aux violences. De plus, les taux de violence physique et sexuelle observés chez les femmes en traitement des addictions sont très élevés, allant de 40 à 70 pour cent.

La vidéo de la campagne

La vidéo montre une jeune ado qui se perd dans une spirale de dépendance et de violence à cause de mauvaises expériences passées. Son objectif est de mettre l’accent sur les problèmes spécifiques auxquels sont confrontées les filles et les femmes ayant des troubles liés à l’usage d’alcool ou d’autres drogues, ainsi que l’importance de leur autonomisation en tant qu’outil pour mettre fin à la violence et à la stigmatisation.

La situation

Le nombre de femmes suivant un programme de traitement pour un trouble de l’usage de substances, reste faible en dépit du nombre de plus en plus élevé de femmes concernées. De plus, lorsqu’elles parviennent à entreprendre un programme de traitement, leur séjour est généralement plus court que celui des hommes et, à l’issue du traitement, elles sont davantage sujettes aux rechutes.

Outre des problèmes de santé physique et mentale, ces femmes font souvent face à des violences ou ont des antécédents de violences physiques et sexuelles, un système de soutien social inadéquat ou dysfonctionnel et des revenus insuffisants. De plus, elles font souvent face au chômage, vivent dans un logement instable et sont souvent aux prises avec des problèmes de justice. Les femmes qui suivent un traitement se retrouvent souvent dans un environnement masculin, conçu par des hommes pour des hommes, qui ne répond pas à leurs besoins spécifiques.

Liens entre violences de genre et addictions

  • L’usage de produits psychotropes (alcool et médicaments principalement) est une façon de s’anesthésier ou de se dissocier pour supporter les violences subies au sein du couple. L’usage de substances est donc une conséquence de ces violences ;
  • La présence d’une addiction à l’alcool au sein du couple[1] entraîne un niveau de violence intime plus élevé (l’alcool affecte les fonctions cognitives et amoindrit la capacité à résoudre les conflits sans violence ; il peut exacerber les difficultés familiales génératrices de conflits) ;
  • L’usage de psychotropes illicites (héroïne, cocaïne, etc.) impose aux femmes de fréquenter des milieux souvent violents (violences physiques et psychologiques, chantage sexuel) ;
  • L’usage de psychotropes altère l’état de conscience, renforçant la prise de risques et réduisant le contrôle exercé sur une situation donnée, ce qui favorise notamment les violences sexuelles ;
  • Les femmes présentant des comportements addictifs apparaissent comme plus vulnérables, ce qui peut entraîner des menaces et des violences physiques, psychologiques ou sexuelles à leur encontre ;
  • Le sentiment de culpabilité ressenti par les mères qui font usage de substances peut être empiré par les reproches que lui adresse son conjoint violent (l’argument de « mauvaise mère » est souvent employé par les auteurs de violences) ;
  • Les femmes présentant une conduite addictive qui subissent des violences de la part de leur partenaire sont souvent plus isolées, réduisant ainsi leur capacité à rechercher ou à suivre un traitement pour leur problème d’addiction.

[1] World Health Organization : Intimate partner violence and alcohol

Pourquoi la campagne ‘Human Empowerment’?

Dianova estime qu’il est urgent de sensibiliser le grand public, les médias, les décideurs et les professionnels de santé aux problèmes spécifiques auxquels les femmes vivant avec un trouble de l’usage de substances sont confrontées, tels que la stigmatisation, les spécificités liées au genre, les violences et les obstacles au traitement et à la réinsertion sociale. Par le biais du concept de Human Empowerment, la campagne s’attache à montrer les liens existant entre le genre et les addictions. 

Objectif général

L’objectif général de la campagne est de sensibiliser le public au besoin de changement des personnes vivant avec un trouble de l’usage de substances ou une autre addiction, de promouvoir la mise en œuvre de programmes de traitement efficaces et d’exhorter les gouvernements, le secteur privé, les fondations et autres parties prenantes à fournir les moyens financiers, ou autres contributions, nécessaires au développement de certains des programmes du réseau Dianova.

Publics cibles

  • Décideurs – institutions, gouvernements, ministères dotés du pouvoir de décision nécessaire pour mener à bien les changements.
  • Fondations privées – liées au thème de la campagne et celles qui ont de l’expérience dans le financement de causes associées.
  • Entreprises – ayant un plan en faveur de l’égalité hommes-femmes sur le lieu de travail, impliquées et sensibilisées au thème et travaillant avec les ODD.
  • Les personnes atteintes de troubles de l’usage de substances et leurs familles – les personnes atteintes de TUS ou d’autres troubles addictifs ayant besoin d’aide et les membres de leur famille en demande de soutien pour les accompagner dans leur processus de changement.
  • Communauté éducative – écoles primaires et secondaires, universités, enseignants et étudiants. Écoles ayant développé des programmes de prévention des addictions.

Ressources

Matériels de la campagne – Phase 3

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