Politiques des drogues, le rôle de la société civile à l’ONU

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Société civile

Il reste encore beaucoup à faire pour que la société civile joue pleinement son rôle

Aujourd'hui, on estime que la société civile doit être présente lors des réunions de la Commission des stupéfiants des Nations Unies (CND). Cependant, il n’y a pas si longtemps la seule mention de l’expression « société civile » n’était pas bien accueillie par les représentants des Etats lors de ces rencontres. Le changement est en partie le fruit du travail de la Commission des ONG de Vienne sur les drogues (VNGOC), une plate-forme d’ONG travaillant dans le domaine des drogues, ainsi qu’au rôle facilitateur de l’équipe de la société civile de l'UNODC. Il faut aussi mentionner le travail des ONG telles que Dianova, qui ont fait tout leur possible pour être présentes et donner leur avis sur toutes les questions les concernant.

Le but de Dianova n’est pas seulement de représenter les intérêts de son réseau vis-à-vis des organisations internationales, mais c’est aussi de renforcer le rôle de la société civile dans ces mêmes organismes. C’est pour cette raison que Dianova est membre du Conseil d'administration du VNGOC depuis 2008 et qu’elle a participé depuis à toutes les réunions annuelles de la CND.

Lors de la dernière session de la CND, du 9 au 17 Mars dernier, chacun a constaté le terrain gagné par la société civile au sein de cet organisme, de même qu’on a pu voir que celle-ci était bien mieux acceptée par les Nations Unies, comme le soulignent les faits suivants :

Présentation du groupe de travail de la société civile en préparation de l'UNGASS

Grâce à la collaboration des comités d'ONG œuvrant dans le domaine des drogues aux Nations Unies, à Vienne et à New York, a été créé un groupe de travail représentant la société civile dans le cadre des travaux préparatoires à l'UNGASS. L'objectif du groupe est d'assurer la participation de la société civile au travers d’une approche globale, structurée, significative et équilibrée. Pour cela, 27 membres ont été choisis (18 représentant les différentes régions du monde, six par populations concernées et trois couvrant une perspective globale) lesquels seront amenés à définir la position de la société civile s’agissant des différents thèmes abordés lors de l’UNGASS 2016.

Quatrième réunion de la société civile

Représentants de DianovaCe type de réunion précédemment organisées de façon informelle, a été établi au sein de la structure de la CND, afin d’incorporer la société civile au processus de consultation.

La quatrième réunion a pu compter avec la participation de M. Yury Fedotov, Directeur exécutif de l’UNODC; du président du conseil de préparation de l'UNGASS, M. Khaled Shamaa; ainsi que du chef du département prévention et traitement de l’UNODC, M. Gilberto Gerra. Ces hauts mandataires ont tous reconnu le rôle important joué par la société civile, de même qu’ils ont soutenu la formation du groupe de travail de la société civile dans le cadre de l'UNGASS.

Il convient de mentionner que lors de la dernière réunion qui s’était tenue à New York, Mme Elena Goti, représentante de Dianova International avait présenté le programme pour les femmes avec enfants à charge mis en œuvre par Dianova Chili.

Dialogue informel avec la société civile

Ce dialogue permet de créer un espace d'interaction directe entre les représentants de l'UNODC et de L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) et la société civile. Les dialogues sont fondés sur des questions directement soumises par les ONG.

Lors de la session annuelle, Aldo Lale Demoz, Directeur exécutif de l'UNODC et le Dr Naidoo, président de l'OICS ont répondu à deux questions de Dianova International sur le rôle de l'UNODC comme espace de recherche de consensus et sur le feedback des visites d’étude de  l’OICS.

Discussions interactives

La segment spécial de préparation de l'UNGASS a été divisé en cinq débats interactifs. Lors des tables rondes pour chaque débat se trouvaient des représentants des pays membres, des régions, des techniciens de haut niveau, et pour la première fois, un représentant de la société civile. Ce dernier a eu l'occasion de parler durant sept minutes avant tous les représentants de la session plénière (laquelle comprenait des représentants de postes ministériels). Plus tard, à l'heure des questions, un moment a été réservé afin que les représentants des ONG puissent intervenir au même titre que les délégations des pays. Ce qui est un événement sans précédent dans le fonctionnement de la CND ;

VNGOC: plate-forme de la société civile

Le VNGOC a tiré parti de la présence d’autant de représentants d'ONG à Vienne pour organiser une assemblée de membres, afin d’aborder entre autres la question des prochaines élections du Conseil, ainsi que la formation du groupe de travail de la société civile dans le cadre de l'UNGASS.

En outre, le VNGOC présenté le prototype de plate-forme en ligne, sur lequel l’association travaille depuis plus d'un an dans le cadre de l’UNODC: le Market Place. Cette page constituera une sorte de Facebook où chacun, dans le monde entier, pourra se mettre en contact avec des fournisseurs ou des demandeurs de services prévention, de traitement ou de réinsertion sociale dans le domaine des drogues.

En outre, le VNGOC organisé une réunion informelle pour les membres d'ONG à laquelle ont participé environ 70 représentants.

Espace réservé aux ONG dans la salle plénière

Les ONG ayant le statut ECOSOC et enregistrés auprès de la CND, ont disposé d’un siège dans la salle plénière, ce qui est significatif du rôle grandissant de la société civile au sein de la CND.

Dianova juge très positive la plus grande implication de la société civile dans ce domaine, mais nous devons cependant aller encore de l’avant car il reste beaucoup à faire pour que la société civile soit prise en compte et joue pleinement son rôle. Notre objectif est de contribuer efficacement, de par notre expertise, au travail de ces institutions. et le but ultime de la société civile est d'améliorer les politiques et avoir un impact positif sur la vie des gens.