« Je veux tout faire pour que mon rêve devienne réalité » témoignage de Mercedes

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Mercedes, une jeune femme engagée

Mercedes Acevedo vit dans l’une des régions rurales du Nicaragua. À 20 ans, c’est déjà une jeune personne exceptionnelle. Dans un pays où seulement 7% des femmes rurales complètent leurs études secondaires, Mercedes est déterminée à terminer son secondaire et à poursuivre une éducation universitaire. Elle a pu accéder aux études grâce à Dianova Nicaragua, ce qui a changé sa vie.

Le 12 mars dernier Mercedes était à New York pour témoigner, en anglais, de son expérience durant un événement parallèle organisé par Dianova et divers partenaires en marge de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies.

Une jeune femme engagée

Mercedes est issue du département de Carazo, proche de la côte atlantique, au sud-ouest du Nicaragua. C’est la dernière d’une famille pauvre de cinq enfants. Elle a toujours refusé ce modèle de société dans lequel les femmes rurales doivent nécessairement devenir des mères au foyer, dépendantes de leur mari, sans autre aspiration pour l’avenir. D’aussi loin qu’elle se souvienne, Mercedes a toujours voulu étudier. Elle a toujours voulu progresser. Sur le plan social et académique.

Mercedes est sortie de l’enseignement primaire en 2005, mais pour diverses raisons, financières et personnelles, elle a mis ses études de côté durant cinq années. Elle n’avait alors pas le choix d’aller dans une autre école étant donné qu’elle vivait à plus de quatre heures de marche et d’autobus des autres établissements – un surcroît financier que sa famille ne pouvait de toute façon pas se permettre.

En 2007, elle a été admise à l’école Dianova Esther Del Rio-Las Marías, où elle a complété sa primaire. Actuellement, Mercedes est en dixième année de secondaire et en première année de formation aux techniques agricoles. Comme elle provient d’une région rurale, elle est actuellement pensionnaire de l’école Dianova Nicaragua.

Ce qu’elle a appris durant ces trois années à l’école Dianova, ce sont bien sûr les différentes matières, mais plus important encore, elle a grandi émotionnellement, elle a renforcé son estime d’elle-même, sa confiance en soi; son ambitions s’est renforcée. Comme elle nous le confie elle-même :

Je suis venu à Dianova pour étudier et c’est ce que je fais chaque jour. Je prends tout ce qu’on a à m’offrir parce que je sais que ce sont des bases qui me permettront de grandir. Avant de venir ici, je ne savais même pas allumer un ordinateur, et encore moins l’utiliser. Maintenant, je sais me servir des logiciels de base, faire mes devoirs, imprimer, etc. C’est une expérience toute nouvelle et qui me fascine tous les jours un peu plus.

Mercedes a choisi des cours susceptibles d’améliorer son employabilité : l’anglais, l’informatique, ainsi que diverses formations techniques comme la coiffure, manucure et pédicure ou électricité de base. En outre, Mercedes s’est également inscrite à la formation aux techniques agricoles. Issue d’une communauté rurale, c’est un domaine qui lui est déjà familier, mais dont elle espère acquérir les techniques de travail de pointe, afin de pouvoir protéger les ressources naturelles.

Dans un proche avenir, Mercedes voir son rêve se réaliser : pouvoir étudier l’anglais et le tourisme à l’université. Comme elle nous le dit dans ses propres mots :

"Mon succès permettra de démontrer que les femmes de ma communauté sont des êtres humains précieux, que le plus important c’est le désir de réussir, de fixer ses propres objectifs et de faire tout son possible pour que le rêve devienne réalité. En d’autres termes, il faut croire en soi."

Mercedes a eu la chance de venir à New York et de connaître la grosse pomme où elle a été fascinée par la hauteur des édifices, la foule et les centres commerciaux. De retour dans son pays, Mercedes aura la possibilité de prendre sa vie en mains afin d’avoir un avenir meilleur tout en changeant un peu la société qui l’a vu grandir. Car l’éducation ne bénéficie pas seulement à la personne qui en profite, mais à tout ce qui l’entoure. L’éducation est un bien social et public. 

Dianova Nicaragua et les femmes rurales

https://www.youtube.com/watch?v= BTb5A-CXCZ4