Drogues et ODD – un guide pour les ONG

Publication d’un guide pour aider les ONG à contribuer au document final de l’UNGASS et aux objectifs de développement durable

Drogues et ODD: guide pour les ONG

Le guide comporte un ensemble de bonnes pratiques qui illustrent la contribution de la société civile du monde entier à la mise en œuvre des recommandations de l’UNGASS 2016 et aux objectifs de développement durable

Par Lucia Goberna Lehman – Le Programme 2030 a été adopté en 2015 : ses 17 objectifs de développement durable (ODD) visent à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à assurer la prospérité d’ici 2030. D’un autre côté, le document final de la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le problème mondial de la drogue (UNGASS 2016) a été approuvé en 2016. Cet accord de haut niveau propose une série de recommandations visant à guider les actions à mener pour faire face à la question mondiale des drogues dans les prochaines années. Les recommandations de l’UNGASS 2016 constituent un outil essentiel pour assurer la cohérence et une meilleure coordination des politiques en matière de drogues. Elles constituent également une avancée significative s’agissant de la prise en compte du problème d’un point de vue de santé publique, au travers d’une approche beaucoup plus globale et mettant les personnes au centre des politiques, et tenant compte des aspects essentiels que sont entre autres les besoins des différentes populations et l’impact des politiques sur les droits humains.

Comme toutes les politiques, le programme 2030 et l’UNGASS 2016 ont pour point commun le caractère interconnecté et interdépendant des différents éléments qui les composent, et donc la nécessité d’aborder chacun de ces éléments dans une perspective holistique. La société civile et les organisations qui la représentent et qui agissent aux plans local, national et international en font partie.

Si l’on souhaite approfondir davantage le thème de l’interconnexion des ODD, on peut à la récente consultation mondiale de la société civile dont les résultats montrent que parmi les 461 organisations de la société civile actives dans le champ des drogues ayant participé à l’enquête, 95% estiment que leur travail contribue à au moins un des dix-sept ODD, tandis que 19% estime qu’il contribue à tous les ODD. Ceci montre à quel point les politiques en matière de drogue et les objectifs de développement durable sont des éléments transversaux.

Dans le but de faciliter la mise en œuvre des recommandations du document final de l’UNGASS et des ODD, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) et le Comité des ONG sur les drogues de Vienne (VNGOC) avec le soutien du Le gouvernement suédois ont publié un document intitulé : « Travailler ensemble – Drogues et développement durable: un guide pour les ONG ». Son objectif est de familiariser les ONG avec le Document final de l’UNGASS en indiquant le potentiel de mise en œuvre des différentes recommandations et en soulignant les interconnexions qui existent entre les ODD et l’UNGASS. Le rapport a été présenté le 20 mars dernier à Vienne lors d’un événement parallèle à la 62ème session de la Commission des stupéfiants (CND62). Cet événement a également permis à des organisations communautaires de l’Inde, du Kenya et du Brésil de présenter leurs bonnes pratiques à cet égard.

 

Le guide comporte un ensemble de bonnes pratiques qui illustrent la contribution de la société civile du monde entier à la mise en œuvre des recommandations de l’UNGASS 2016 et aux objectifs de développement durable. Le réseau Dianova et son engagement en faveur de ces deux objectifs est cité en exemple pour ce qui a trait aux aspects suivants des recommandations opérationnelles de l’UNGASS 2016:

  • Chapitre 1 – Réduction de la demande et mesures connexes, y compris la prévention et le traitement, ainsi que d’autres questions ayant trait à la santé: bonnes pratiques de Dianova Espagne avec le « Programme d’intervention précoce »
  • Chapitre 4 – Questions transversales: drogues et droits humains, jeunes, enfants, femmes et communautés: bonne pratique de Dianova Canada : « Logement social avec soutien communautaire pour un accès non discriminatoire aux services de santé »
  • Chapitre 6 – Renforcement de la coopération internationale fondée sur le principe de la responsabilité commune et partagée: bonne pratique de Dianova Chile « Certification internationale: mise à jour professionnelle et compétences en matière de traitement en établissement »

Nous sommes heureux de constater que les efforts que nous déployons en faveur de des recommandations de l’UNGASS 2016 et des objectifs de développement durable vont dans la bonne direction. C’est un travail que nous tient à cœur comme le montre le rapport détaillé (juillet 2018) sur la mise en œuvre des recommandations du document final de l’UNGASS 2016 dans les différents domaines d’activité du réseau.