Bonnes pratiques du réseau Dianova

Dans le cadre des rencontres annuelles du réseau Dianova, les représentants de neuf organisations membres ont partagé leurs projets et leurs bonnes pratiques

Réseau dianova

Quelques-uns des représentants des organisations membres du réseau Dianvova – Photo: Daniel Urrutia, tous droits réservés

Partager les bonnes pratiques implique d’avoir un intérêt pour l’amélioration de la qualité de notre intervention et l’organisation interne des expériences susceptibles de changer la réalité sociale. Les pratiques qui fonctionnent dans certains contextes nous aident à réfléchir ensemble, à nous interroger, à apprendre et à promouvoir des actions de qualité. Dix des entités membres du réseau Dianova ont ainsi présenté leurs projets et leurs bonnes pratiques dans le cadre des rencontres annuelles de Dianova, le 24 mai dernier.

Dianova Chili

Davide Brundu, directeur de Dianova Chili, a présenté le projet de formation « e-learning education », un projet à fort potentiel pour le réseau Dianova.

Dianova Chili vient de conclure le premier cycle du cours « Promoteurs de changement social », une initiative menée en collaboration avec le Secrétariat général du gouvernement du Chili.

L’initiative, dont la conception a débuté en 2018, s’est concrétisée par une plate-forme d’apprentissage en ligne destinée à tous ceux qui agissent pour le changement social. La plate-forme quatre domaines thématiques: leadership et travail d’équipe, prévention des comportements à risque (violence et drogues), conception de projets sociaux selon la méthodologie du cadre logique, ainsi qu’un module d’intégration de contenu aboutissant à un projet social.

Dans un proche avenir, la plate-forme élargira l’offre de cours pour devenir un outil de formation pour l’ensemble du réseau Dianova.

Davide Brundu fait appel aux professionnels du réseau Dianova souhaitant participer à ce projet.

Davide Brundo, Dianova Chili

Davide Brundo, Dianova Chili – Photo: Daniel Urrutia, tous droits réservés

Dianova Italie

Pierangelo Puppo, président de Dianova Italie, a présenté le « Projet de formation intégrée sur l’identité ».

Nous vivons dans un monde VUCA où Volatilité, Incertitude, Complexité et Ambiguïté se traduisent  par une adaptation de notre identité organisationnelle exigeant une analyse et une planification préalables. Nous devons évoluer, en valorisant, parmi les caractéristiques de l’organisation, celles qui sont le plus favorable aux nouveaux scénarios, tout en identifiant et en agissant sur celles qui posent problème.

En d’autres termes, il est fondamental de connaître notre propre identité organisationnelle et de renforcer ses éléments positifs afin de pouvoir embrasser le changement sans se perdre en chemin.

Pierangelo Puppo, Dianova Italie

Pierangelo Puppo, Dianova Italie – Photo: Daniel Urrutia, tous droits réservés

Dianova Nicaragua

Hugo M. España, président de la Fondation Dianova Nicaragua et Alberto León, membre du conseil d’administration de la Fondation, ont présenté le projet « Promotion de réseaux de santé et de bien-être pour les  jeunes, les adolescents et leurs familles », un projet cofinancé par l’Office des Nations Unies sur les Drogues et le Crime (UNODC).

Le projet crée les conditions permettant aux adolescents et aux jeunes issus de communautés vulnérables de développer et de renforcer les compétences sociales leur permettant de se forger une identité et d’être les acteurs de la promotion, de la restitution, de l’exercice et de la défense de leurs droits, en vue d’un développement intégral.

Alberto León, Dianova Nicaragua

Alberto León, Dianova Nicaragua – Photo: Daniel Urrutia, tous droits réservés

Dianova Portugal

Marta Santos, directrice des ressources humaines de Dianova Portugal, nous a parlé de « L’égalité des genres en action », un projet se traduisant par toutes les bonnes pratiques mises en œuvre par Dianova Portugal au cours de ces dernières années, au plan externe et interne, a bénéfice des usagers des programmes.

Depuis 2011 jusqu’à aujourd’hui, diverses actions ont été mises en œuvre, incluant notamment une phase de diagnostic, permettant de définir les politiques à suivre, suivie de la mise en place d’un comité sur l’égalité chargé de la formation des employés et l’obtention d’une reconnaissance publique par le biais notamment de la certification EFR (Entreprise à responsabilité familiale) et d’une reconnaissance du forum iGen (Forum des organisations pour l’égalité).

Marta Santos, Dianova Portugal

Marta Santos, Dianova Portugal – Photo: Daniel Urrutia, tous droits réservés

Dianova Uruguay

Fabrizio Glisenti, directeur de la Fondation Dianova Uruguay, a partagé une bonne pratique mise en œuvre en Uruguay en vue de la systématisation et de l’évaluation des processus thérapeutiques du centre de traitement pour double pathologie de Chanaes.

En vue d’assurer le succès du processus, Fabrizio a souligné l’importance d’une collecte de données efficace sur les réalités des usagers des services, ainsi que sur les publics cible de nos interventions, afin d’améliorer les processus de traitement. Amélioration continue – Qualité – Ethique.

Fabrizio a également souligné la pertinence de cet outil qui a été pris comme référence pour le développement de la politique en la matière, par le Conseil national des drogues du pays.

Fabrizio Glisenti, Dianova Uruguay

Fabrizio Glisenti, Dianova Uruguay – Photo: Daniel Urrutia, tous droits réservés

Dianova USA

Victoria Espada, représentante de Dianova International aux États-Unis, a présenté le travail de Dianova dans ce pays, où une présence active est maintenue lors des réunions de l’Organisation des Nations Unies (New York) et de l’Organisation des États américains (OEA, Washington DC). Victoria a également présenté le processus de participation aux organisations internationales liées aux objectifs de développement durable et à l’agenda 2030, tels que CoNGO, Comité de New York des ONG sur les drogues (NYNGOC), Comité des ONG sur la migration, Comité des ONG sur la santé mentale, Comité des ONG sur la Condition de la femme et le NGO Major Group.

Victoria a souligné l’importance d’aligner le travail local des ONG sur les objectifs de développement durable, ainsi que de compléter le travail de terrain par des campagnes de plaidoyer et d’information.

María Victoria Espada, Dianova USA

María Victoria Espada, Dianova USA – Photo: Daniel Urrutia, tous droits réservés

Drustvo UP (Slovénie)

Robin Turk, représentant de Drustvo UP, a fait état de l’augmentation de l’usage de substances psychoactives chez les adolescents et les demandes de traitement qui en résultent. Le programme destiné aux jeunes ayant une consommation problématique de substances s’adapte à cette réalité en accueillant de plus en plus d’adolescents âgés de 13 à 17 ans.

Par ailleurs, et pour répondre à la demande sociale, l’association a créé de nouveaux programmes. Le groupe de parents est le premier programme slovène permettant aux parents d’être impliqués dans le processus de traitement de leurs enfants. Les autres programmes sont destinés aux adultes ayant une consommation à long terme ainsi qu’un programme spécifique destiné aux jeunes femmes.

En savoir plus sur Drustvo UP –  EspañolEnglishFrançais

Robin Turk, Drustvo Up

Robin Turk, Drustvo Up – Photo: Daniel Urrutia, tous droits réservés

GRADH (Togo)

Eugène Yawo, représentant du Groupe de réflexion des amis pour le développement de l’humain (GRADH), a expliqué comment, au travers de représentations théâtrales, d’histoires et de chansons, le GRADH s’attache à changer le comportement des gens afin d’éduquer, de sensibiliser, de prévenir les maladies transmissibles et de promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène permettant une amélioration durable de la santé des communautés.

La stratégie consiste à rencontrer les populations dans les rues, les lieux publics, les marchés, les églises, les mosquées et les écoles avec des messages clés. Par le rire, les spectateurs sont sensibilisés aux leçons tirées des sketches, des histoires ou des chansons.

Eugène Yawo, GRADH

Eugène Yawo, GRADH – Photo: Daniel Urrutia, tous droits réservés

RIO (Norvège) Organisation de défense des usagers de substances

Kenneth Arctander, directeur de la communication de RIO, a réalisé une présentation intitulée « De la punition au soutien ». Tous les employés et bénévoles de l’organisation RIO sont des personnes qui ont eu des problèmes d’abus de substances. La vision de l’organisation est que « toutes les personnes ayant des troubles de l’utilisation de substances devraient pouvoir bénéficier des services dont elles ont besoin, quand elles en ont besoin ».

L’objectif principal de RIO est d’influencer les décisions politiques, c’est pourquoi, les acteurs de l’organisation maintiennent une proximité avec les décideurs afin de générer des changements bénéfiques pour les citoyens. Pour exercer cette influence, l’organisation publie chaque année le rapport RIO sur un sujet donné, lequel est suivi d’un symposium avec divers experts du domaine des addictions. Enfin, une rencontre est organisée avec les personnalités politiques avec de leur permettre de voir le problème depuis différents points de vue.

Kenneth Arctander, RIO

Kenneth Arctander, RIO – Photo: Daniel Urrutia, tous droits réservés

Dianova International

Dianova International a présenté une étude en cours concernant la réglementation et la légalisation du cannabis thérapeutique et récréatif. L’objectif de l’étude est de favoriser les discussions internes dans le but de parvenir au sein du réseau Dianova sur un consensus à ce propos. Parallèlement à une revue bibliographique, des entretiens approfondis sont menés avec des personnes en lien avec le champ des drogues et addictions, incluant des experts internationaux, des personnalités politiques, des chercheurs, des enseignants, des professionnels,  des bénéficiaires du domaine de la santé, ainsi que des experts juridiques. Il est prévu de présenter les résultats de l’étude lors de l’Assemblée générale de 2020.

Lucía Goberna, Dianova International

Lucía Goberna, Dianova International – Photo: Daniel Urrutia, tous droits réservés