LNOB - Leave No One Behind - Ne laissons personne de côté

La nouvelle campagne de Dianova revendique l’accès aux traitements des addictions pour tous et toutes, en tant que droit humain essentiel – cette semaine aborde la question de la vulnérabilité des jeunes face aux drogues – cliquer ici pour voir la page dédiée

Dans le monde, seule une personne sur cinq ayant des troubles liés à l’utilisation de substances a bénéficié d’un traitement en 2021. Il existe de grandes disparités dans le type, la qualité et la facilité d’accès aux services de traitement. En outre, tous les types de traitement disponibles ne respectent pas les droits humains et ne sont pas fondés sur des données probantes et des normes de qualité reconnues

Des populations plus vulnérables

Parmi les personnes qui utilisent des drogues, certaines sont encore plus vulnérables parce qu’elles sont stigmatisées et discriminées ; en outre, elles rencontrent de nombreux obstacles lorsqu’elles cherchent de l’aide et du soutien:

PERSONNES LGBTQI+ – Les personnes qui s’identifient comme lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, en questionnement et intersexes sont davantage victimes de stigmatisation sociale, de discrimination et de stress que les personnes cis et hétérosexuelles. Elles sont donc plus susceptibles de s’abstenir de demander de l’aide, en raison d’expériences antérieures ou anticipées de discrimination.

PERSONNES ÂGÉES -Les addictions sont une réalité chez les personnes âgées, mais les problèmes de dépendance auxquels elles sont confrontées restent invisibles et très peu de services sont consacrés à leurs besoins. En conséquence, elles ont tendance à éviter tous types de services.

JEUNES ET ADOLESCENTS – Les ados qui utilisent des drogues sont plus susceptibles d’avoir d’autres problèmes tels que des problèmes de santé mentale, une plus grande vulnérabilité sociale et d’autres facteurs de stress. Pourtant, les programmes de traitement manquent de services adaptés à leurs besoins.

FEMMES – Les femmes sont confrontées à de multiples obstacles en matière de traitement: une personne sur trois ayant une consommation problématique de substances est une femme, mais seulement une personne sur cinq en traitement est une femme.

Nous devons tous aller de l’avant et proposer des solutions pour tous et toutes

Pour cela, il faut répondre aux besoins de chaque segment de la population, par des investissements et des actions concrètes. C’est ce que Dianova s’efforcera de démontrer tout au long de cette campagne.

Chaque semaine, la campagne sera consacrée à chacun des groupes les plus vulnérables en termes d’accès aux traitements. Cette semaine se concentre sur les besoins des ados et des mineurs

Les jeunes sont plus vulnérables à l'usage de substances

Les données épidémiologiques suggèrent que les personnes qui commencent à expérimenter les drogues au début de l’adolescence sont plus susceptibles de développer des troubles liés à cet usage

 

  • L’adolescence est une période critique de développement physique et émotionnel, ce qui la rend plus vulnérable aux conséquences possibles de la consommation de substances
  • Les jeunes sont le groupe le plus vulnérable à la consommation de drogues. En 2021, 5,3 % des jeunes de 15 à 16 ans dans le monde (13,5 millions de personnes) avaient consommé du cannabis au cours de l’année précédente
  • La consommation de substances pendant l’adolescence affecte les transitions sociales et développementales clés et peut interférer avec la maturation normale du cerveau, avec des conséquences qui peuvent durer toute la vie.
  • La recherche a montré que la consommation d’alcool au début de l’adolescence double le risque de développer des troubles graves liés à l’alcool par rapport à une consommation plus tardive.
  • Certaines études ont montré que la consommation chronique de cannabis à l’adolescence peut entraîner une perte des capacités cognitives dans certains contextes.
  • Les adolescents qui consomment des drogues sont susceptibles d’avoir d’autres problèmes, tels que des problèmes de santé mentale, des expériences de vulnérabilité sociale, des facteurs de stress et d’autres facteurs de vulnérabilité

Appels à l’action

Il est donc essentiel d’entamer un traitement le plus tôt possible, mais moins d’un tiers des adolescents ayant des problèmes de drogues et de santé mentale reçoivent des soins adaptés à leurs besoins.

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Les ados ont besoin d’un parcours de soins spécifique, adapté à leurs besoins. Il est essentiel que les services qui leur sont destinés soient fondés sur le respect des droits des enfants et des jeunes

Les adolescents ont des besoins de traitement spécifiques à leur âge qui peuvent différer de ceux des adultes. Une analyse complète doit prendre en compte les droits des enfants et des adolescents et la perspective de genre

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Accompagner efficacement les ados en difficulté avec les drogues, c’est éviter le dogme de l’abstinence comme seule solution et également mettre en œuvre des approches de réduction des risques

Les approches de traitement des addictions pour les adolescents doivent être adaptées à leurs besoins : dans certains cas, l’arrêt de la consommation peut ne pas être souhaitable ou réaliste, et les praticiens doivent donner des conseils clairs afin de réduire l’impact négatif de la consommation de drogues sans exiger l’abstinence

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Les services d’addictologie doivent s’adapter aux réalités des jeunes et à leurs besoins, tout en évitant les récits dépassés et les approches fondées sur la peur

Les programmes de prévention destinés aux adolescents doivent être fondés sur des données probantes et utiliser des interventions qui ciblent les principaux facteurs de risque et de protection au niveau individuel, familial et/ou communautaire

Face aux addictions, il faut aller de l’avant et apporter des solutions pour tous et pour toutes, sans laisser personne de côté. Il faut donc répondre aux besoins de chaque segment de la population, par des investissements et des actions concrètes.

Concept créatif

La campagne fait le choix d’éviter l’utilisation de photos tirées de banques d’images pour se concentrer sur un message essentiel: LEAVE NO ONE BEHIND (ne laisser personne en arrière/de côté), et son acronyme LNOB

Avec son graphisme simple et moderne – un lettrage noir sur une couleur de fond très actuelle – la campagne refuse de tomber dans le piège de ces photos classiques qui tendent à perdre leur potentiel à force d’être vues et revues.

Ici, ce qui importe, c’est le message. Comment le faire passer? Par des choix purement graphiques et symboliques, entraînant une réponse émotionnelle. Avec l’exemple ci-haut, le mot BEHIND (derrière) est quasiment masqué par le premier terme du slogan LEAVE NO ONE, suggérant la mise à l’écart d’une partie de la population, son rejet, la négation de son existence et de ses besoins.

L’autre partie de l’élément graphique reprend l’acronyme LNOB et propose un message, une donnée ou un appel à l’action, soit général, soit adapté au segment de population concerné.

Publics cibles

  • RESPONSABLES POLITIQUES, afin que ces derniers plaident pour une meilleure prise en compte de la diversité des personnes, de leurs besoins et de leurs vulnérabilités dans les politiques et les services d’addictologie, en particulier les groupes mentionnés dans ce document
  • PROFESSIONNEL·LES DE SANTÉ, pour les sensibiliser, en particulier les professionnel·les des addictions, à la nécessité d’assurer que chaque personne soit prise en charge au niveau des soins primaires, de l’orientation et dans les services spécialisés. Il faut promouvoir la sensibilisation, la formation et l’auto-analyse des compétences
  • GRAND PUBLIC, pour mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination que subissent les femmes, les personnes LGBT, les seniors et les jeunes lorsqu’ils présentent des troubles liés à l’usage de substances
  • PERSONNES CONCERNÉES, afin qu’elles puissent identifier les problèmes auxquels elles sont confrontées et se sentir en confiance pour demander une aide spécialisée.

Parrainage

La campagne LNOB a été développée par Dianova International avec le soutien de CAMURUS dans le cadre d’un accord de parrainage. Pour des raisons de conformité, Camurus a examiné le(s) matériel(s) de la campagne avant sa diffusion, mais n’a exercé aucune influence sur son développement ou son contenu.

Camurus est une société biopharmaceutique suédoise à vocation scientifique qui s’engage à améliorer la vie des patients atteints de maladies graves et chroniques – voir le site web: https://www.camurus.com/ 

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